L’économie bleue, grande absente des débats à la présidentielle

L’économie bleue, grande absente des débats à la présidentielle

En France, le tissu économique ne concerne pas uniquement les activités habituellement connues, mais il repose aussi bien sur d’importantes transactions faites dans les mers et les océans. Selon une étude menée par Boston Consulting Group (BCG), l’économie bleue représente 14% du PIB français, soit 270 milliards d’euros. Des experts en économie, comme Philippe Jeannerot, voient un grand potentiel dans ce secteur économique. En revanche, les débats de la présidentielle ne semblent pas du même avis.

Une économie à part entière

Personne ne peut nier les chiffres que réalise l’économie de la mer. En effet, ce secteur créer de la valeur à hauteur de 14% du PIB national et occupe plus de 820000 emplois. C’est une économie qui trouve du soutien de la part de grands acteurs comme la Marine nationale, les Armateurs de France et l’Institut de recherche public Ifremer. Au niveau des recettes, c’est le tourisme au bord de mer qui génère le plus de revenus, vient après le transport maritime et la construction navale.

Avec toutes ces données, l’économie bleue reste comme l’élément indésirable des programmes politiques des candidats à la présidentielle. Dans son baromètre sur «la maritimisation de l’économie française », la Fondation de la Mer (qui regroupe tous les acteurs de cette économie), a estimé que le potentiel de la mer et des océans « sont largement méconnus » en France. Aucune campagne présidentielle ne tient compte d’ailleurs de ce potentiel. De l’autre côté, le baromètre a révélé quelques points faibles de cette économie pour sensibiliser les candidats à l’Elysée. Parmi ces faiblesses, le problème de l’import : la France importe 85% de sa consommation de produits de la mer ce qui peut relativement baisse si les acteurs politiques mènent un vrai débat autour de l’économie bleue.

Un phénomène culturel

C’est difficile d’expliquer que les campagnes présidentielles ignorent totalement la réalité et le potentiel de l’économie de la mer. Cependant, la Fondation de la mer pense qu’il s’agit d’un phénomène tout à fait culturel, lié à la formation des élites politiques. D’ailleurs, l’auteur du livre « La mer est l’avenir de la France, Jean-Marie Biette, explique ce phénomène par le fait que ces candidats, comme la majorité des autres acteurs politiques, sont issus des hautes écoles d’administration, à l’instar de l’ENA, où on ne trouve pas de formations destinées à cette économie. Les élites préfèrent donc se concentrer sur d’autres domaines que de poser des questions sur la situation de l’économie maritime du pays.

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